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Des experts en santé s’accordent à dire que la propagation des hépatites B et C est due, en grande partie, au non respect par certains cliniques dentaires privées des protocoles de stérilisation du matériel et au manque de formation des assistants dentaires.

L’hépatite B, transmissible par les liquides biologiques (sang, salive…) et l’hépatite C transmissible uniquement par le sang figurent parmi les pathologies les plus répandues dans la société, a déclaré à l’APS le président de l’association SOS hépatite, Abdelhamid Bouallag.

En Algérie, à l’instar de tous les pays du monde, les cliniques dentaires viennent en tête des foyers de transmission du virus, a expliqué M. Bouallag, s’appuyant aux résultats de rapports de plaintes et enquêtes médicales.

Pour lui, la propagation de l’hépatite, notamment C, s’est accélérée par le manque d’hygiène et l’utilisation de matériel non stérilisé au niveau des cliniques dentaires privées, dont certaines ne disposent même pas d’autoclave (équipement de stérilisation).


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Plus grave encore, certains patients omettent de déclarer au dentiste leur maladie, a-t-il ajouté précisant, à ce propos, que “90% des personnes atteintes l’ignorent carrément”.

Par ailleurs, le président de l’association SOS hépatite a relevé un autre facteur crucial, à savoir le manque flagrant de formation des assistants dentaires, se félicitant de l’intérêt accordé, cette année, par les pouvoirs publics à cet aspect à travers l’ouverture d’un concours national d’accès à la formation spécialisée d’assistants en fauteuil dentaire.

Les assistants en fauteuil dentaire sont un maillon important dans la chaîne de l’hygiène dans les cliniques, a-t-il assuré.

137 décisions de fermeture à titre conservatoire de cabinets dentaires à Alger

Le spécialiste a relevé que le coût des soins d’un seul patient revenait à près de 30 millions de centimes pour une période de soins de trois mois, ce qui fait du recours à la prévention ” une chose nécessaire”, se félicitant des efforts du ministère de la Santé et de la Population, déployés ces dernières années, pour réduire les taux d’atteinte en hépatite virale, particulièrement en ce qui a trait à l’obligation faite aux cabinets dentaires d’acquérir les équipements de stérilisation.

A ce propos, Dr. Choukri Bouziani Ahmed, médecin au service d’inspection à la Direction de la santé et de la population d’Alger (DSP) a fait état, dans une déclaration à l’APS, de campagnes d’inspection périodiques au niveau des cabinets dentaires privés, dont le nombre dépasse 1.300 à Alger, en vue de prendre connaissance de leur application des conditions adoptées en la matière, à savoir la stérilisation et l’hygiène.

Le même responsable a fait savoir qu’une enquête a été effectuée, fin 2018, après que des rapports sont parvenus de sources médicales (laboratoires et spécialistes en hématologie), faisant état de cas d’hépatite virale de type “C”, dont l’origine est imputée aux cabinets dentaires qui ne prennent pas en compte les normes de stérilisation et d’hygiène.

Les commissions d’inspection relevant de la DSP d’Alger, poursuit Dr. Bouziani, ont découvert plusieurs “dépassements” ayant trait essentiellement à la vétusté des moyens de stérilisation, au manque d’hygiène, à la non-acquisition des autoclaves, ainsi qu’à l’exercice sans autorisation d’activités en dehors de la spécialité, tel l’implantologie et l’imagerie médicale, ce qui favorise la transmission de l’infection.

Amir.b(APS)